La version de votre navigateur est obsolète. Nous vous recommandons vivement d'actualiser votre navigateur vers la dernière version.

 

Généalogie autochtone Jean-Claude-Sa'n Béliveau, recherchisteGénéalogie autochtone Jean-Claude-Sa'n Béliveau, recherchiste

 

     Genealogie autochtoneHomogénéité génétique Racines autochtones des Artistes Québécois et Acadiens -

- Votre nom en langue mi'kmaq  - Traduction - Partage - L'auteur: Jean-Claude-Sa'n Béliveau -

Chanteurs/chanteuses Autochtones à découvrir - Tarifs -

 Découvrez mon site Mi'kma'ki :   - Mi'kma'wisimk - Lois sur les Indiens - Prénoms et noms d'Autochtones connus - Le mot pour désigner la femme -

 

 

 

 

 _____________________________________________________________

 

 

Homogénéité génétique

 

 

  ADN

Des travaux récents auxquels M. Labuda et Mme Moreau ont participé, fondés sur des archives généalogiques et de l'ADN mitochondrial (transmis de mère en fille), ont conclu qu'environ les deux tiers des Québécois avaient des gènes amérindiens, mais que ceux-ci ne comptaient en moyenne que pour moins de 1 % au Saguenay-Lac-Saint-Jean et à Montréal, et «à peine plus de 1 % sur la Côte-Nord et en Gaspésie».

 

Nos jeunes hommes marieront vos filles

 Déjà en 1618, Champlain avait dit aux Hurons: «Nos jeunes hommes marieront vos filles, et nous ne formerons plus qu'un peuple.
Aussi en 1627 l'article XVII de la Charte de la Baie d'Hudson stipulait que :
[...]
tout François qui voudra prendre à femme une fille sauvage, sans doubte il la prendra jeune, de peur qu'elle ne soit corrompue, et n'aura poinct plus de douze ans, qui est un aage sy tendre qu'elles seront en estat d'estre instruictes à ce que l'on voudra. Et il y a apparence que mesmes celles que l'on voudra marier aux François, on les retirera d'avec les Sauvages avant cette âge pour leur donner quelque teinture de nostre religion. Ils nous disent que quand nous ferons ce mariage, ils nous tiendront comme de leur nation, considérant la descente et parenté des familles par leurs femmes et non par les hommes [...] Ces mariages ne peuvent produire aucun mauvais inconvénient, car jamais les femmes sauvages ne séduiront leurs maris pour vivre misérables dans les bois, comme font les peuples de la Nouvelle-France.
L'immigration avait été presque essentiellement masculine jusqu'au premier recensement général de 1665. On comptait 719 célibataires de sexe masculin pour seulement 45 femmes en âge de se marier, et on estimait la population à 3,000 personnes dans tout le Canada (Acadie, Canada, Plaisance, Baie-d'Hudson,Pays-d'en-Haut, Pays des Illinois, Louisianne).  Les Indiens n'étaient pas compté car ils étaient considéré comme étant des animaux.
Durant tout le Régime français, seulement 400 femmes sont arrivées, déjà mariées et accompagnant leur mari. Durant tout le Régime français, chaque année, quelque 400 hommes devenaient coureurs des bois. Ils prenaient pour épouse selon la «coutume du pays» des femmes amérindiennes, d'autres avaient des relations intimes avec des femmes indiennes pour ensuite les abandonner. L'Église les accusait de vivre dans le concubinage,  l'adultère et la «débauche publique».  De leur côté les tribus indiennes ne pardonnaient pas aux Français de faire des enfants à leur filles pour ensuite les abandonner.
La plupart des Canadiens francophones de souche et des Acadiens ont parmi leurs ancêtres des Indiens. Il en est de même pour plusieurs descendants de premiers colons de l'Ouest et du Nord-Ouest américain. Plusieurs colons fondèrent famille en prenant pour compagne une Amérindienne. Des enfants amérindiens ont aussi été adoptés, ou encore ont été affranchis et se sont fondus dans la population nord-américaine.

 

Des nobles français ont épousé des Indiennes au XVII et début du XVIII siècle

 Guillaume Poitiers Dubuisson de Pommeroy (Marie Apeckicouata), Charles de Latour (Marie Wolastoqiyik, aussi Richard de Fronsac, seigneur de Fronsacet de Miramichi, Philippe Enault de Barbaucannes, chirurgien, seigneur de Nipissigny, Nicolas Denys dit Fronsac, et Philippe D'Azy.

Les descendants issus d'unions Autochtones-Blancs sont aussi nombreux dans l'est du Canada que dans l'ouest oщ s'est développée une identité métisse distincte et forte. Cependant, dans l'est du Canada; il ne demeure que peu de traces de leur existence dans les écrits. Elle explique ce fait par l'obligation sociale et économique par laquelle tous étaient confrontés, celle de choisir une occupation qui demandait de s'identifiersoit au mode de vie français, soit celui des Autochtones, mais pas aux deux l'inverse, dans les Prairies, les Métis se voyant avantagés par leur rôle intermédiaire et polyvalent dans la traite de la fourrure, ils n'ont pas eu à choisir de s'identifier à une culture autochtone ou la culture française.

(Paragraphe tiré de http://www.archipel.uqam.ca/5621/1/M13057.pdf  )

 

Syprien Tanguay et son «Dictionnaire généalogique des familles canadiennes»

 De 1620 à 1785, Cyprien Tanguay enregistre 151 mariages de femmes Autochtones à des Québécois ou des Acadiens dans le volume I.
 Il enregistre 463 mariages de femmes Autochtones à des Québécois ou des Acadiens dans le volume VII. Total = 614 mariages .

Il y eu de nombreux mariages français/autochtones en Acadie, en Nouvelle-France, en Louisianne, dans l'Ouest canadien et le Nord-Ouest américain.

Il y eu des mariages inter-raciaux chez plusieurs descendants de premiers colons de l'Ouest et du Nord-Ouest américain. Des enfants amérindiens ont aussi été adoptés, ou encore ont été affranchisés et se sont fondus dans la population nord-américaine.

Au moins 45 unions interethniques "à l'indienne" ont été célébrées entre Européens et « Sauvagesses» en Acadie entre 1604 et 1650, plus précisément dans les régions de Pentagouët (Maine), Cap de Sable (Nouvelle-Écosse), Port-Royal (Nouvelle-Écosse) et Rivière Saint-Jean (Nouveau-Brunswick). En Nouvelle-France de 1621 à 1765, environ 78 couples sont formés d'un Indien et d'une femme européenne, 45 couples sont formés d'une Indienne et d'un homme européen.

Les Acadiens d'aujourd'hui descendent presque tous d'environ 70 familles, soit quelques 900 personnes, établies sur le territoire de la Nouvelle-Écosse actuelle entre 1632 et 1710. Selon les historiens, environ 10 % de la population francophone actuelle du Québec serait d'origine acadienne, ce qui correspondrait à plus de 700 000 individus.

 Dès le XVIIe siècle les dirigeants français de l'Acadie et de la Nouvelle-France encouragèrent ces mariages mixtes bénis par l'Église dans l'espoir de convertir les Indiens et d'accroître la population de la Nouvelle-France. 
Vers 1680, Versailles prévoira même des frais de 3000 livres, divisés en dots de 50 livres, pour chaque Indienne qui épousera un Français. 
Dans les faits, les mariages se faisaient «à la façon du pays», c'est-à-dire sans mariage formel.
Avant 1710, un Acadien pouvait espérer rencontrer un prêtre itinérant une fois par année.
Sa visite était l'occasion de célébrer les mariages ou confirmer des mariages contractés «а la façon du pays» et aussi de confirmer les baptêmes et décès. Après 1713, les Acadiens ne rencontrent un prêtre qu'une ou deux fois dans leur vie.

 

Recherches menées par une équipe de démographes de l'Université de Montréal

Des recherches menées par une équipe de démographes de l'Université de Montréal montrent que, durant toute l'époque de la Nouvelle-France (1608-1760), les mariages mixte ont été très peu nombreux sur le territoire actuel du Québec, à pleine plus d'une centaine au total. Par exemple en 1760 la population est d'origine française à 97,6% et amérindienne à moins de 0,4%.

(Selon: Hubert Charbonneau, la composante amérindienne de la souche franco-québécoise. Mémoires de la Société généalogique canadienne-française, vol. 62, no 2, cahier 268, été 2011, p. 149-157.)

On sait pertinemment qu'en majorité les Québécois de souche ont du sang autochtone et vice-versa. Il suffisait souvent de vouloir faire reconnaître un lien de sang ou même d'alliance par mariage pour être reconnu Autochtone ou Métis. Les Métis sont donc bien plus nombreux qu'on ne le croit. Une coexistence étroite au cours des siècles fait des Autochtones et des Québécois un métissage dont les lois ne tiennent pas compte.

( http://www.lapresse.ca/debats/le-cercle-la-presse/actualites/201210/26/48-1439-autochtone-ou-quebecois-qui-est-quoi.php)

 

 

Les noms à consonances françaises ou anglaises

Certains peuvent croire que parce que les Autochtones portent des noms de familles d'origines française ou anglaise ils ont par le fait même des ancêtres européens.  Ce n'est pas le cas.  La plupart se sont vu obligés à choisir un nom de famille approuvé.

CANADA, 1857  -  La loi «The Gradual Civilization Acte» est adopter afin de favoriser l'assimilation des Autochtones.  Dans le but de limiter la transmission du statut d'Indien, le gouvernement du Canada décide de priver de leur statut les Amérindiennes épousant  des non-Amérindiens ainsi que leurs descendants. Si une femme se marie avec un autochtone d'une autre bande ou d'une autre tribu, elle appartient désormais au groupe de son mari.  Si son mari, par décision du surintendant de la réserve, est expulsé, elle subit le même sort. Cette loi prévoit aussi qu'à la mort de son mari elle ne peut hériter : seuls ses enfants sont  les héritiers du père et il revient à ces derniers de pourvoir à la subsistance de leur mère. Cette dernière clause sera modifiée en 1874 : le tiers des biens du mari va à l'épouse  et les deux tiers aux enfants. Pour couronner le tout, elles sont exclues du pouvoir politique à l'intérieur de leurs communautés : les conseils de bande sont élus par les seuls mâles  majeurs du groupe et les femmes n'ont plus aucune voix officielle. La "civilisation" occidentale leur aura fait perdre leurs anciens droits et les aura placées comme toutes les autres femmes  du pays sous la tutelle des hommes.

La loi «The Gradual Civilization Acte» exige des Indiens et Métis de sexe masculin âgés de plus de 21 ans qu'ils sachent lire, écrire et parler l'anglais ou le français et les oblige à choisir un «nom de famille approuvé» par lequel ils serait légalement reconnus.

1890, USA  -  Le «Indian Naturalization Act»  décrété par le Commissioner of Indian Affairs oblige que soit imposé à chaque Indien un prénom anglais chrétien.  Interdiction de traduire des noms indiens pour ne pas offenser les non-Indiens. Les surnoms qui servent de nom de famille doivent être en anglais ou traduits en anglais et raccourcie s'ils sont trop long.  La lois prévoie que es nouveaux noms devaient être expliqué aux Indiens. 

Kepmite'tmnej ta'n wetapeksulti'kw  -  Respectons nos origines

Kepmite'tmnej ta'n teli-l'nuulti'kw  -  Ayons un profond respect de nos racines autochtones